Making-of
Blindspot : mesurer une visibilité que personne ne sait mesurer honnêtement
Un produit vendu en ligne, dont la difficulté n’est pas technique mais méthodologique : produire un chiffre auquel on peut se fier, y compris quand il déplaît.
Rôle Looptra
Produit, méthode de mesure, exploitation
Statut
Vendu en ligne
Terrain
Marques et dirigeants, auto-servi
Socle
ChatGPT, Claude, Gemini, Grok
Section 01
Le problème réel
Une partie des recherches d’achat ne passe plus par un moteur. On demande à un assistant quelle solution choisir, et il répond en citant deux ou trois noms. Si vous n’en faites pas partie, vous ne l’apprenez jamais : il n’y a pas de page 2 où figurer, pas de rang à consulter, aucun signal.
Les dirigeants qui s’en inquiètent posent presque toujours la mauvaise question à l’IA : ils tapent le nom de leur marque. L’assistant en parle, évidemment, ils lui ont donné le sujet. Ce qui compte, c’est ce qu’il répond quand la marque n’est pas mentionnée.
Section 02
La contrainte dure
Un chiffre flatteur ne vaut rien
Le produit est vendu : le client paie pour une information, pas pour un compliment. Toute la méthode doit donc résister à la tentation de faire remonter un bon score. C’est la contrainte structurante, et elle a des conséquences directes sur ce qu’on interroge et sur ce qu’on refuse de compter.
Quatre modèles qui ne répondent pas pareil
Chaque assistant a ses formulations, sa verbosité, sa façon de citer ou de ne pas citer. Sans protocole identique, on compare des choses incomparables et le rapport devient une opinion.
Une offre d’entrée doit rester rentable
Chaque prompt est un appel payant. Le ticket d’entrée fixe donc le volume, pas l’inverse : la taille de l’échantillon, le nombre de modèles et le niveau de détail du rapport sont des décisions économiques autant que méthodologiques.
Section 03
Les décisions, et ce qu’elles coûtent
Le score principal se mesure sur des prompts implicites
Pourquoi : on interroge comme un client qui ne vous connaît pas : « quelle solution pour tel besoin », jamais « que penses-tu de telle marque ». La visibilité spontanée qui en sort est un partage de voix honnête, comparable entre vous et vos concurrents.
Ce que ça coûte : des scores bas, souvent zéro au début. Il faut l’expliquer avant de le montrer, sinon le client conclut que l’outil est cassé.
Un échantillon fixe de 150 prompts
Pourquoi : un volume constant rend deux audits comparables, dans le temps et entre concurrents. C’est ce qui transforme un instantané en suivi.
Ce que ça coûte : on refuse les demandes de « rajouter quelques prompts », qui casseraient la comparabilité.
Trois offres qui séparent deux questions différentes
Pourquoi : le Scan répond à « est-ce que le sujet me concerne » en dix prompts. Les audits répondent à « où j’en suis, face à qui, et sur quels sujets je suis absent ». Le multi-IA est une offre à part parce que chaque modèle supplémentaire est un coût réel, pas une case à cocher.
Ce que ça coûte : trois parcours à maintenir plutôt qu’un seul, et une grille à expliquer.
Auto-servi de bout en bout
Pourquoi : commande, paiement, exécution des prompts, rapport : rien n’attend une intervention humaine. À ce niveau d’offre, un produit qui demande un aller-retour par mail n’est pas un produit.
Ce que ça coûte : tout ce qui vient avec un produit qui encaisse : quotas, reprises sur erreur d’API, factures, remboursements.
Section 04
Ce qui tourne en production
- Trois offres en vente, paiement et livraison automatiques
- Exécution des prompts implicites sur un à quatre modèles selon l’offre
- Score de visibilité spontanée, concurrents cités, sujets où la marque est absente
- Rapport lisible par un dirigeant, sans lexique technique
Blindspot a son propre site : c’est là qu’on vend le produit. Ici, on explique la méthode.
Section 05
Ce que ça prouve
On sait fabriquer un produit qui se vend seul, tient ses coûts, et donne un chiffre défendable devant un client mécontent. C’est la différence entre livrer un logiciel et en assumer les conséquences.